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Méditation

Quelques mots sur la méditation

La pleine présence (ou pleine conscience) ou mindfulness est un état de conscience spécifique qui se retrouve à la base des différents courants de méditation bouddhiste. Issue de traditions millénaires, cette pratique a été récemment importée dans le monde de la psychologie scientifique par Jon Kabat-Zinn, professeur de médecine américain. Depuis la création du programme MBSR (Mindfulness Based Stress Reduction) en 1979, l’intérêt de la communauté médicale pour cette technique n’a cessé de croître et les approches thérapeutiques basées sur la mindfulness se sont largement diffusées dans le domaine du soin et de la santé.

Lorsqu’on parle de pleine présence ou de pleine conscience, méditer signifie s’entrainer à diriger son attention au moment présent. Il s’agit d’être présent à ce qui est là en s’efforçant de ne pas y réagir et simplement de l’observer et de le ressentir.

Contrairement à certaines idées reçues, la méditation de pleine présence n’est pas :
– une longue et profonde réflexion,
– une méthode pour faire le vide dans sa tête,
– une démarche religieuse ou spirituelle,
– une technique de relaxation ou de sophrologie.

Ce que l’on nomme « méditation » relève d’exercices délibérés, prolongés et répétés, nous permettant de développer notre aptitude à « faire attention ». Les trois grandes dimensions de l’expérience personnelle – les pensées, les émotions et les sensations corporelles – sont ciblées, séparément ou ensemble, dans le cadre de cette approche.

Si la pratique de la pleine présence peut paraître simple, elle n’est pas nécessairement facile car nos habitudes mentales, nos réactions automatiques, nous détournent en permanence de l’ici et maintenant.

Francois Bourgognon - Méditation
Francois Bourgognon - Méditation

Le lieu du choix entre l’urgent et l’important

Aujourd’hui, l’urgence caractérise nos modes de vie occidentaux. Le modèle économique de la concurrence mondialisée, ainsi que l’évolution des technologies de la communication, ont provoqué une accélération considérable de nos rythmes de vie. Les écrans, les téléphones portables, Internet et les réseaux sociaux nous saturent d’informations. Les objets que nous possédons finissent par nous asservir. Débordés de sollicitations, nous courons sans cesse sous la dictature de la rentabilité, de la réactivité et de l’immédiateté. Notre impulsion à agir dans l’urgence nous désengage de notre pensée consciente et nous éloigne de ce qui est important, de ce qui est essentiel pour nous, et bien sûr, de nous-mêmes. De ce fait, nous risquons de vivre dans un excès de stress et dans un immense déficit de sens. Un danger permanent est de perdre le contact avec notre système de valeurs.

« Comme la sédentarité de nos sociétés modernes a créé dans nos corps le besoin de sport, la sursollicitation éveille dans nos esprits le besoin de méditation » dit très justement Christophe André.

La pleine présence nous permet de changer de « vitesse mentale », de ralentir, de sortir de nos automatismes et de nous rapprocher de nos besoins fondamentaux. Elle nous aide à distinguer l’urgent de l’important, et à faire, peu à peu, de la place dans notre vie à ce qui est essentiel.

Mindfulness et psychothérapie

Les premiers à avoir utilisé la mindfulness dans une perspective de soin, et à lui avoir donné son assise et son rayonnement actuel, furent un médecin américain, Jon Kabat-Zinn, et un psychothérapeute canadien, Zindel Segal. Ces deux auteurs ont respectivement élaboré l’entrainement à la gestion du stress basée sur la pleine conscience (Mindfulness-Based Stress Reduction, MBSR) et la thérapie cognitive basée sur la pleine conscience (Mindfulness-Based Cognitive Therapy, MBCT). Il s’agit de programmes structurés en huit séances hebdomadaires, appliqués en groupe. Les séances sont conduites par 1 ou 2 instructeurs et durent environ deux heures. Celles-ci se composent d’exercices de méditation, de temps de partage d’expérience et d’explications en lien avec un thème précis. Entre les séances, les participants s’engagent à faire les exercices à domicile quotidiennement et à cultiver la pleine conscience dans des activités de routine.

Toutefois, ce format d’entrainement en huit semaines, très bien pensé mais qui en décourage beaucoup, n’est bien entendu pas le seul envisageable. D’autres types d’interventions basées sur la mindfulness (MBI pour Mindfulness-Based Interventions), notamment plus courtes et très ciblées, peuvent être proposées, en individuel comme en groupe. C’est par exemple le cas dans le cadre de la thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT), une psychothérapie qui appartient aux thérapies comportementales et cognitives (TCC).

Aujourd’hui, la méditation de pleine présence est utilisée en milieu hospitalier et fait l’objet de recherches cliniques et scientifiques régulières. On dispose d’un nombre important d’études scientifiquement valides attestant de l’intérêt de cette approche dans différents troubles psychiatriques ou médicaux. Certaines indications spécifiques peuvent être soulignées :
• Gestion du stress, de l’anxiété chronique, de l’insomnie
• Prévention des rechutes dépressives
• Gestion de l’impulsivité (crises de colère, crises de boulimie…)
• Gestion de la douleur chronique
• Gestion de la détresse face à la maladie chronique

Francois Bourgognon - Méditation

Certaines précautions doivent toutefois être respectées

Limites et contre-indications à la pratique formelle de la méditation, telle que proposée dans le cadre des classiques programmes en huit semaine:

• La mindfulness n’est pas utilisée pour soigner les états pathologiques aigus qui nécessitent avant tout un traitement médicamenteux et/ou psychothérapique : dépressions en phase aiguë, troubles bipolaires non stabilisés, troubles psychotiques (délires, hallucinations)… Néanmoins, comme évoqué précédemment, cette approche n’est pas exclue dans ces maladies si elles sont traitées et équilibrées et que le praticien connaît ces pathologies.
• La mindfulness est également à déconseiller en première ligne aux personnes souffrant d’attaques de panique récurrentes (notamment liées à des préoccupations hypocondriaques), aux personnes présentant des séquelles psychologiques de traumatismes (physiques, émotionnels, abus sexuels, etc.) et à celles ayant une tendance à la dissociation (avec ou sans antécédent traumatique avéré). Dans ces cas, la centration sur les sensations corporelles inhérente à la plupart des exercices est souvent vécue comme une exposition trop confrontante et peut se solder par de véritables décompensations anxieuses.
• L’abord en mindfulness nécessite une motivation et des ressources attentionnelles suffisantes pour répondre aux exigences de la pratique préconisée. Elle est tout simplement non indiquée chez les personnes qui n’adhèrent pas à cette approche (opposition active ou passive, manque de temps, etc.) et celles qui présentent des troubles majeurs de l’attention, de la mémoire ou du raisonnement.

En cas de doute, demandez conseil à votre médecin traitant et/ou votre psychiatre.

Francois Bourgognon - Méditation

Les mécanismes d’action de la mindfulness sur l’état de santé semblent surtout correspondre à la distanciation avec les pensées (observation des pensées comme des événements mentaux) et à l’amélioration des capacités d’acceptation envers les émotions et sensations douloureuses.

Ainsi, la méditation de pleine présence offre une aide à celles et ceux qui souffrent de difficultés émotionnelles ou qui sont confrontés aux conséquences de la maladie somatique (douleur chronique notamment). En outre, cette approche s’adresse à un large public et ne vise pas uniquement la pathologie : elle peut bénéficier à la grande majorité des personnes souhaitant améliorer leur bien-être.

FORMATIONS

Toutes les informations sur mes formations sur le site d'Ipnosia

La méditation en 10 questions 

Méditer, c’est s’arrêter, ressentir, observer et laisser les choses être telles qu’elles sont. 

Inscrite depuis des millénaires au cœur de la philosophie bouddhiste, la méditation de pleine présence (mindfulness) est de plus en plus utilisée dans le soin de la souffrance physique ou psychique et son intérêt a été validé scientifiquement dans de nombreuses indications.

Quelles sont les différences entre méditation et relaxation ? Entre méditation et hypnose ? Comment faire ses premiers pas en méditation de pleine présence ? Que peut m’apporter cette approche ? Et pourquoi tant de personnes disent que la méditation a changé leur vie ?

Voici quelques-unes des questions abordées dans cet ouvrage, conçu pour être accessible à tous.

Livre de référence de l’institut Mindful-France, ce manuel comporte notamment :
– Des réponses claires et complètes ;
– Des exemples cliniques et des témoignages ;
– Des exercices simples, des conseils pour pratiquer et des métaphores ;
– La présentation du programme en huit semaines de l’institut Mindful-France.

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